NSKAI, une startup nigériane, vise un record mondial pour accélérer l’éducation en intelligence artificielle sur le continent africain.
Fondée en 2021, NSKAI ambitionne de former 500 000 Africains à l’intelligence artificielle d’ici quelques années. Un objectif audacieux pour cette startup nigériane qui mise sur une stratégie originale : battre un record du monde Guinness pour attirer l’attention internationale. « Dans mon cœur, je veux atteindre 500 000 personnes », confie Ifeanyi Okala, le fondateur. Un chiffre qui contraste avec les 21 000 inscriptions déjà enregistrées pour leur projet Udara, présent dans 30 pays africains.
Une stratégie de visibilité mondiale
Initialement, NSKAI envisageait de battre un record lié à Microsoft. Mais face à l’ampleur requise, la startup a changé de tactique. Plutôt que de concurrencer des records existants, elle explore la création d’une nouvelle catégorie Guinness dédiée à l’éducation en IA. « Nous voulons prouver que l’Afrique peut être un acteur majeur de l’IA, pas seulement une consommatrice », explique Okala. Cette distinction est cruciale pour lui : « Trop souvent, nous essayons de battre des records qui n’ont pas été établis par nous. Cette fois, le record partira d’Afrique.
Du bootcamp virtuel au projet continental
Le parcours de NSKAI illustre une croissance fulgurante. Parti d’une communauté de neuf personnes, le projet a organisé en 2025 un bootcamp virtuel de six semaines sur les agents IA et la génération augmentée. Plus de 1 370 participants issus de 55 pays y ont pris part, avec des intervenants expérimentés provenant de LangChain, Apple, Google et Stanford. Certains participants ont même trouvé un emploi ou lancé des projets grâce à cette formation.
Les défis de la scalabilité
Malgré le succès initial, NSKAI a rencontré des obstacles. Seuls 2 000 participants sur 21 000 inscrits ont terminé le programme Udara. Les difficultés de communication, notamment par email, et les barrières linguistiques ont joué un rôle majeur. « En Éthiopie, les participants étaient plus actifs sur Telegram. Au Togo et au Burundi, la langue anglaise posait problème », souligne Okala.
Pour pallier ces difficultés, NSKAI envisage désormais des sessions sur YouTube avec des outils de traduction et l’intégration de formateurs francophones. Des partenariats avec des universités pour des formations physiques sont également à l’étude, afin de mieux accompagner les apprenants dans leur apprentissage.
Un avenir prometteur pour l’IA made in Africa
NSKAI incarne une nouvelle génération de startups africaines déterminées à positionner le continent comme un acteur clé de l’IA. En combinant ambition, innovation pédagogique et stratégie de visibilité mondiale, la startup nigériane pourrait bien marquer l’histoire de la technologie africaine.