Monavate, l’institution financière basée à Cambridge, vient de conclure un partenariat stratégique avec LMAX Group. Cette alliance, annoncée le 5 août 2026, vise à connecter la plateforme de paiements de Monavate à Omnia Exchange, la couche institutionnelle de liquidité et d’exécution de LMAX. Une intégration qui promet de simplifier les règlements transfrontaliers pour les entreprises.

L’intégration, réalisée via une seule API, offre aux clients de Monavate un accès à l’exécution institutionnelle pour les devises fiduciaires, les stablecoins et les actifs cryptographiques. Cette solution élimine le besoin pour les entreprises de développer des fonctions de trading ou de gestion des risques indépendantes. Récemment acquise par Exodus Movement, une société cotée en bourse sur le NYSE American, Monavate poursuit ainsi sa stratégie visant à fournir une infrastructure moderne pour les paiements transfrontaliers, sans dépendre des réseaux bancaires traditionnels.

Une solution clé en main pour les paiements modernes

Oscar Vickerman, responsable de la distribution stratégique chez LMAX Group, souligne l’importance croissante des actifs numériques dans les workflows de paiement et de règlement. L’accès à une liquidité profonde, à une exécution fiable et à une infrastructure évolutive devient essentiel. Michael Rolph, PDG de Monavate, va plus loin : « Les paiements migrent vers la blockchain, et les entreprises qui réussiront seront celles capables d’émettre, déplacer et régler des fonds partout dans le monde sans passer par les systèmes legacy. »

Un marché en pleine mutation

Cette collaboration s’inscrit dans un contexte de transformation profonde des infrastructures de paiement. Plusieurs plateformes bien capitalisées convergent vers une proposition similaire : une couche de règlement unifiée capable de gérer les flux fiduciaires, stablecoins et actifs tokenisés via une seule interface. Des acteurs comme Circle avec son infrastructure USDC, Fireblocks pour la custody et les règlements, ou encore les réseaux de paiement B2B développant des rails en stablecoins, sont tous en compétition pour capter ces flux institutionnels.

Du côté réglementaire, le cadre évolue rapidement. Le travail de la FCA sur la régulation des paiements en stablecoins et le règlement européen MiCA (Markets in Crypto-Assets) offrent des frameworks plus clairs pour les entreprises opérant à l’intersection des paiements traditionnels et des actifs numériques. Monavate, avec son statut d’institution financière électronique régulée par la FCA et ses adhésions principales à Mastercard, Visa et Discover, dispose d’un avantage concurrentiel face aux pure players crypto.

Des chiffres qui parlent

Monavate a déjà émis plus de 6,3 millions de cartes et traité plus de 13,5 milliards de dollars en paiements. Reste à voir si l’intégration avec LMAX permettra une réduction significative des coûts de règlement et des risques trésorerie pour ses clients. Les deux entreprises n’ont pas fourni de données comparatives avant/après cette annonce.

Cette alliance marque une étape importante dans l’évolution des infrastructures financières, où la blockchain et les actifs numériques jouent un rôle de plus en plus central.