Les géants de la tech persistent à croire aux lunettes connectées en réalité augmentée (AR), malgré les échecs passés comme Google Glass ou le pivot d’Apple vers la Vision Pro. Pourtant, malgré des investissements massifs et des partenariats prestigieux comme celui annoncé entre Gucci et Google, le marché peine à décoller. Samsung vient d’ajouter son nom à la liste des acteurs potentiels, tandis que Meta envisage de doubler sa production de Ray-Ban Meta.
L’AI change-t-elle la donne ?
L’intégration de l’intelligence artificielle a indéniablement redéfini les possibilités des lunettes connectées. Ces dispositifs ne sont plus de simples écrans portatifs, mais deviennent des assistants intelligents capables de traduire en temps réel, d’identifier des objets ou de résumer des conversations. Des startups comme Viture ou Even Realities misent sur cette approche ‘native AI’ pour justifier l’adoption.
Cependant, l’AI ne résout pas le problème fondamental : pourquoi porter un ordinateur sur son visage plutôt que d’utiliser un smartphone ? Les cas d’usage restent flous pour le grand public, malgré des démonstrations prometteuses comme l’utilisation lors du marathon de Londres par des athlètes malvoyants.
Vers une adoption grand public ?
Les progrès techniques sont indéniables. Les composants se font plus discrets, les batteries plus efficaces et les écrans plus performants. Meta et Snap ont réussi à rapprocher leurs produits de l’esthétique des lunettes classiques. Pourtant, ces améliorations incrémentielles suffiront-elles à changer les comportements ?
Le vrai défi réside dans la création d’écosystèmes robustes et de cas d’usage convaincants. Les jeunes générations pourraient être plus réceptives à ces dispositifs pour leur fonctionnalité mains libres. Mais pour l’instant, les lunettes connectées restent un marché de potentiel plus que de réalité.
Conclusion
Le secteur des lunettes AR est à un tournant. La technologie a fait des bonds en avant, mais l’adoption par le grand public n’est pas encore acquise. L’AI apporte des fonctionnalités innovantes, mais elle ne suffit peut-être pas à répondre aux questions fondamentales : à quoi servent-elles vraiment, et pourquoi en aurions-nous besoin au quotidien ?