La fraude et les litiges représentent un défi croissant pour les émetteurs de cartes, avec 42% d’entre eux les classant parmi leurs deux plus gros coûts opérationnels, hors salaires. Cette problématique s’intensifie alors que les systèmes d’IA commencent à prendre des décisions d’achat pour les consommateurs, compliquant encore la distinction entre transactions légitimes et frauduleuses.**
Un paysage de plus en plus complexe
Les émetteurs doivent désormais gérer une nouvelle couche de complexité : déterminer si un achat effectué par un système d’IA respecte bien les autorisations du client. Cette question devient cruciale alors que 60% des émetteurs déploient ou améliorent leurs systèmes de détection de fraude basés sur l’IA. Les émetteurs à haute valeur vie client (CLTV) sont particulièrement conscients de cette nécessité, avec 68% d’entre eux estimant que la sécurité renforcée est essentielle pour le commerce par agents, contre seulement 43% pour les émetteurs à faible CLTV.
Des systèmes de détection sous pression
Les déficiences des systèmes actuels sont de plus en plus évidentes. La part des émetteurs citant des systèmes de fraude insuffisants et des rejets excessifs comme points douloureux a augmenté, passant de 14% à 21% en un an. Les préoccupations en matière de cybersécurité et de réseau ont également progressé, atteignant 36%. La détection en temps réel devient donc un enjeu crucial, permettant de prendre des décisions instantanées lors de l’autorisation de paiement.
Investissements prioritaires
Les émetteurs à haute CLTV concentrent leurs investissements en IA sur la détection de fraude en temps réel et l’automatisation opérationnelle, avec 41% d’entre eux prévoyant de les implémenter dans les 12 prochains mois. Une meilleure autorisation peut préserver le volume de paiements légitimes, réduire les coûts liés aux investigations et limiter la frustration des clients causée par les faux positifs.
Vers un avenir où l’IA prendrait le relais
Que les agents IA deviennent ou non des initiateurs de paiement significatifs, les émetteurs ont besoin de contrôles capables d’évaluer ces transactions à l’autorisation. Dans tous les cas, ils doivent stopper la fraude sophistiquée sans entraver les transactions légitimes de leurs clients.
Cette évolution souligne l’importance croissante des solutions technologiques avancées pour sécuriser les transactions financières à l’ère de l’intelligence artificielle.