À partir de janvier 2027, les entreprises des Émirats Arabes Unis devront émettre des factures électroniques structurées. Une révolution qui s’annonce pour le secteur bancaire, où les enjeux de conformité et d’efficacité sont immenses.

Un cadre réglementaire exigeant

Les décisions ministérielles n°243 et 244 de 2025 ont posé les bases d’un système obligatoire d’e-facturation. Les entreprises réalisant plus de 50 millions AED de chiffre d’affaires annuel devront transmettre leurs factures en XML, via un prestataire agréé (ASP), à l’Autorité Fédérale des Taxes. Pour le secteur bancaire, qui gère quotidiennement des milliers de transactions B2B complexes, ce défi technique est sans précédent.

Une solution intégrée pour Mashreq

Mashreq Bank, en partenariat avec SunTec Business Solutions, déploie la plateforme Xelerate e-Invoicing. Cette solution, déjà éprouvée dans le cadre de la conformité TVA depuis sept ans, s’intègre sans rupture aux systèmes existants. SunTec, récemment agréé par le ministère des Finances émirati, propose une architecture spécifique aux besoins bancaires.

Nanda Kumar, PDG de SunTec, souligne : « Notre produit étend cette même architecture - non disruptive et conçue pour les spécificités bancaires. » Nassim Tanouti, responsable mondial de la fiscalité chez Mashreq, ajoute : « Cette transition numérique s’inscrit dans l’agenda de transformation du pays. »

Des bénéfices systémiques

Cette modernisation promet des gains majeurs :

  • Réduction de 60 à 80% des coûts de traitement
  • Renforcement des contrôles anti-fraude
  • Accélération des processus de paiement
  • Meilleure inclusion financière pour les PME

Le calendrier prévoit une phase pilote dès juillet 2026, suivie d’une obligation généralisée en juillet 2027. Les sanctions pour non-conformité incluent des amendes mensuelles de 5000 AED.

Cette initiative positionne les Émirats en tête des pays adoptant une fiscalité numérique avancée, avec des retombées attendues sur l’ensemble de l’écosystème économique.