Bujeti, la fintech nigériane soutenue par Y Combinator, franchit une nouvelle étape en intégrant l’intelligence artificielle à son écosystème financier. Son système BRAIN, composé de quatre agents IA autonomes, promet de transformer la gestion des finances pour les entreprises africaines.
Une solution complète pour automatiser les tâches financières
Depuis sa création en 2022, Bujeti a évolué d’une plateforme de remises à un outil complet de gestion financière. Fondée par Cossi Achille Arouko et Samy Chiba, l’entreprise a pivoté en 2023 pour répondre aux besoins croissants des entrepreneurs africains en matière de contrôle des dépenses. Aujourd’hui, plus de 1 000 équipes utilisent la plateforme dans ses marchés clés : le Nigeria et le Kenya.
Le système BRAIN (Real-time Agent Intelligence Network) repose sur quatre agents IA, surnommés Teammates, chacun spécialisé dans une fonction financière spécifique. Fetch se charge de la collecte et de l’extraction des données à partir des documents, tandis que Chaser gère les relances pour les factures impayées. Watchdog surveille les activités des fournisseurs et des contrats, et Concierge agit comme un assistant interne pour répondre aux questions sur les politiques financières.
Une intégration profonde avec l’écosystème Bujeti
Ce qui distingue BRAIN des autres solutions d’automatisation, c’est son intégration avec les données déjà présentes dans la plateforme Bujeti. Les agents peuvent partager des informations entre eux, créant ainsi un écosystème cohérent où chaque action est interconnectée. Par exemple, une facture traitée par Fetch peut être utilisée par Watchdog pour surveiller les transactions correspondantes.
Bujeti insiste sur la sécurité et le contrôle humain. Les tâches irréversibles, comme les transferts d’argent, nécessitent une approbation humaine. Le système génère des propositions que les responsables doivent valider, garantissant ainsi une supervision constante.
Un marché africain en pleine transformation numérique
L’arrivée de BRAIN intervient dans un contexte où les entreprises africaines adoptent massivement l’IA. Selon une étude de PwC en mai 2026, 82 % des organisations africaines ont lancé des projets pilotes en IA, bien que peu aient encore généralisé son utilisation. Les entreprises investissent en moyenne 2 % de leur chiffre d’affaires dans cette technologie.
Bujeti rejoint ainsi d’autres acteurs majeurs comme Paystack et SeamlessHR, qui intègrent l’IA dans leurs produits pour automatiser des processus métiers. L’objectif est clair : permettre à toutes les entreprises, quelle que soit leur taille, de bénéficier d’une gestion financière optimisée.
Une vision ambitieuse pour l’Afrique
Cossi Achille Arouko, cofondateur de Bujeti, résume la mission de l’entreprise : « Chaque entreprise africaine ambitieuse devrait pouvoir gérer ses finances comme si un directeur financier était présent, même sans les moyens d’en embaucher un. » BRAIN ne se contente pas de traiter les données ; il les comprend et agit en conséquence, tout en laissant le contrôle final aux humains.
Avec son lancement prévu pour le 30 septembre, Bujeti s’apprête à redéfinir les standards de la gestion financière en Afrique. Une chose est sûre : l’IA est en train de devenir un pilier incontournable pour les entreprises du continent.